vendredi 20 août 2010

Beyrouth ne s'arrête donc jamais de tourner !

Par Julien

Retour à tous les étages : sur le blog, à Beyrouth, à case (re-)départ. Et pour cause : je n'avais pas pu (ou su ou pris le temps d') écrire de billets ces derniers temps, étant embarqué sur une déferlante de boulot et de paramètres d'une ahurissante profusion. Soit.

Veni, vidi, d'accord, mais vici, ? là, je ne sais pas. Nous sommes arrivés mardi soir, dans le noir, dans un ville ébouillantée par les UV, sous cloche avec une haleine d'enfer, dans un quartier (le nôtre) méconnaissable, parce que métamorphosé. Ils avaient abattu le caroubier, disait Elodie avant de partir en vacances : je dirai même qu'ils ont depuis dégommé l'immeuble voisin !

Eh oui : Beyrouth l'été, quoi qu'on en pense, ce n'est pas nécessairement la meilleure saison, mais la vie continue ! Comme on disait autrefois "et pourtant, elle tourne", c'est un peu la même rengaine. Il fait extrêmement chaud, les coupures d'électricité se multiplient, les plages sont bondées (bien que privées et hors de prix), mais on avance. Et Beyrouth continue de pousser, de repousser, de raser, de construire et de reconstruire sans se retourner.

Hier : 39 degrés à midi. J'avais le nez sec comme un cornflakes et le dos moite comme le verso d'une anguille, c'est dire, ce qui n'a pas empêché les grues de tourner comme des girouettes, les marteaux-piqueurs de cogner, et les routes de se laisser embouteiller. Je ne sais pas si tout va pour le mieux dans le meilleur du monde, mais tout va, parce qu'il le faut bien. Beyrouth est une vielle entêtée et entêtante.

P.S. : De nouveaux venus sur le blog ci-dessous : de quoi partage,r si l'envie vous en prend, vos impressions !

jeudi 29 juillet 2010

Chouei chouei en vacances

Par Elodie

Loin des klaxons beyrouthins, des foules grouillantes de "Georges", et de nos amis ventilateurs, nous prenons une petite parenthèse de quelques semaines.

Rassurez-vous, on a déjà plein de chouei chouei idées en tête, mais en attendant de retrouver notre ordinateur et notre stock de photos, on vous laisse expérimenter les recettes mises en ligne ces derniers temps et surtout profiter de l'été.

A bientôt !

mardi 20 juillet 2010

Cuisine estivale (2) : les desserts !

Par Elodie

Un seul billet aurait été trop court pour aborder à la fois le salé et le sucré. Heureusement, la cuisine estivale ne se limite pas au tabboulé. Voici donc la suite ! Avec la chaleur, difficile de céder aux sirènes des douceurs libanaises. Osmallié, atayef-bil-achta, sfouf… Autant de douceurs libanaises formidables, mais bien trop lourdes et trop sucrées pour être dégustées en été, à mon goût. Evidemment, il y a les glaces, qui sont il faut avouer excellentes ici. Mais lorsque les coupures d’électricité viennent assiéger les frigos et congélateurs plusieurs heures par jour, cela devient compliqué. Il nous reste donc les fruits et toutes les variantes qui vont avec.

Sauf que l’été a commencé en mai au Liban : la saison des abricots est donc déjà passée. En juillet, il nous reste les pêches, les melons et les pastèques, quelques prunes et les cerises. Enormes et toutes noires, ces dernières viennent directement des montagnes libanaises où elles sont cultivées en moyenne et basse altitude, par exemple à Niha ou à Tannourine.


Voilà l’occasion de revisiter un bon vieux classique : le clafouti. Ca n’a rien de libanais, je vous l’accorde. Mais personnellement, je ne m’en suis jamais lassée depuis l’expérience fondatrice réalisée en maternelle (si, si, c’est vrai : premier clafouti réalisé en dernière année de maternelle grâce à Mme Guindon…).

Une quinzaine de minutes de préparation et le tour est joué. Evidemment, on laisse les noyaux des cerises car ça va beaucoup plus vite, et surtout parce que cela donne au clafouti un goût plus prononcé. Dernier avantage : on est obligés de le savourer tout doucement pour éviter d’avaler les noyaux. Pour ceux qui n’aiment pas les cerises, on peut essayer avec des prunes rouges, sans les noyaux cette fois.




Clafouti aux cerises
100 g de farine
80 g de sucre en poudre
6 œufs
25 cl de lait
750 g de cerises noires
1c. à c de kirsch
Sel

Mélanger la farine avec les œufs entiers et du sel. Ajouter un peu de lait. Bien travailler la pâte pour la rendre légère. Incorporer peu à peu le reste du lait. La pâte doit avoir la consistance de la pâte à crêpes. Ajouter alors les cerises noires lavées, équeutées et le kirsch. Verser la pâte dans un plat allant vau four et faire cuire à four chaud pendant 35 min. Saupoudrer de sucre. Servir froid.

Si vous ne pouvez vraiment pas vous retenir avec l’odeur délicieuse qui viendra forcément vous titiller le nez, vous pouvez aussi goûter chaud. C’est différent, mais très bon aussi !)