Par Elodie
Pour continuer sur notre série gourmande, une rencontre avec la salade paysanne par excellence. On y retrouve diverses herbes du jardin : pourpier, menthe, persil plat ou laitue, ainsi que du radis, de la tomate, du concombre ; mais également du pain rassis qui est grillé puis émietté – de cet acte d’émiettement, qui se dit fatt, provient le nom du plat. Certains y ajoutent même des aubergines frites. En guise de touche finale, il faut saupoudrer le plat de quelques bonnes pincées de sumac, sans lesquelles les Libanais ne reconnaîtraient ni le goût ni la couleur de leur fattouche.
Préparation : 30 minutes
Pour 6 personnes :
2 salades sucrines
Ou une salade romaine
250 g de tomates cerises
Ou 3 tomates
2 petits concombres
Ou la moitié d’un grand
½ botte de radis
4 cébettes
ou petits oignons nouveaux
1 bouquet de persil plat
½ bouquet de menthe
15 cl d’huile d’olive
5 cl de vinaigre de vin rouge
1 cuillère à soupe de sumac
Sel
Préchauffer le four à 150 ° C (Th 5).
Effeuiller le persil et la menthe.
Couper les salades sucrines en lanières, les tomates cerises en deux ou dans le sens vertical (en cubes, si ce sont des tomates de taille normale), les radis et les cébettes en rondelles, les concombres non pelés en demi-rondelles.
A l’aide de ciseaux, couper le pain en carrés de 2 cm de côté, séparer les 2 faces de chaque morceua et les faire griller au four dans un plat pendant 10 min.
Mélanger le pain avec l’huile d’olive et le sumac, ce qui aura pour effet de garder le pain croustillant.
Juste avant de servir, mélanger tous les ingrédients avec le pain, ajouter le vinaigre et saler.
Variantes
Une autre recette beyrouthine exclut du fattouche vinaigre, persil, menthe et laitue, les compensant par une plus grande quantité de sumac et de pourpier. Celui-ci étant parfois difficile à trouver, il peut être remplacé par de la mâche.
Bon à savoir
Traditionnellement, on dit que la peau du concombre favorise sa digestion. Si vous le souhaitez, vous pouvez malgré tout le peler, une bande sur deux.
Vous pouvez préparer cette salade à l’avance, pour l’assaisonner au dernier moment.
Extrait de Cuisine libanaise d’hier et d’aujourd’hui, d’Andrée Maalouf et Karim Haïdar.
vendredi 15 janvier 2010
jeudi 14 janvier 2010
Qu'est-ce qu'on mange ce midi ? Du Chich Taouk !
(Poulet mariné aux 7 épices)
Par Elodie
Vous l'avez compris, 2010 s'annonce comme une année gourmande. Et pour bien commencer, voici quelques idées.
Cette recette libanaise, d’origine ottomane, est un grand classique que l’on trouve dans toutes les petites échoppes où l'on cuisine sur trois bouts de charbon mais où ça sent délicieusement bon. Idéal pour manger sur le pouce avec plaisir. Le taouk (poulet en turc) est alors enroulé dans une galette de pain libanais avec des crudités, des frites, du hommos, des cornichons… selon le goût et l’humeur.
Il peut cependant très bien être servi à la maison (testé et approuvé !), avec du borgol (blé concassé), du hommos, du moutabbal ou des légumes (je préfère avec des aubergines à l'huile d'olive, ou des gombos). Il faut avouer : c’est pratique d’avoir un tupperware tout prêt dans le frigo (on peut le garder dans la marinade 2-3 jours sans souci, si le poulet est bien frais) qu’on peut sortir pour une visite à l’improviste et épater la galerie sans effort. Si, si, je vous assure : à vos couteaux !
Préparation : 10 minutes
Marinade : 24h
Cuisson : 12 min
Pour 6 personnes
900 g de blancs de poulet
4 gousses d’ail
10 cl d’huile d’olive
1 cuillère à café de mélange 7 épices
Sel et poivre noir
La veille
Couper les blancs de poulet en morceaux de 3 cm. Peler l’ail, le dégermer et le piler (ou le couper très fin).
Faire mariner le poulet pendant 24h dans un saladier (ou un tupperware) avec l’ail, l’huile d’olive, du poivre, le mélange 7 épices ; mais sans sel, dont la présence risque de dessécher le poulet.
Le jour même
Faire griller le poulet, sur un grill d’intérieur, ou encore mieux : en brochettes au barbecue.
Attention à la cuisson : pour qu’il reste tendre et savoureux, il faut éviter de le faire cuire plus que nécessaire, juste le saisir.
Saler au dernier moment.
Variantes
On peut cuire le poulet à four bien chaud dans un grand plat.
On peut charger davantage la marinade, pour ceux qui aiment la cuisine épicée, avec : du jus de citron ; du vinaigre de vin rouge ; du piment ; une feuille de laurier pilée ; ou même une cuillère à soupe de purée de tomates.
Extraits adaptés de Cuisine libanaise d’hier et d’aujourd’hui, d’Andrée Maalouf et Karim Haïdar.
Par Elodie
Vous l'avez compris, 2010 s'annonce comme une année gourmande. Et pour bien commencer, voici quelques idées.
Cette recette libanaise, d’origine ottomane, est un grand classique que l’on trouve dans toutes les petites échoppes où l'on cuisine sur trois bouts de charbon mais où ça sent délicieusement bon. Idéal pour manger sur le pouce avec plaisir. Le taouk (poulet en turc) est alors enroulé dans une galette de pain libanais avec des crudités, des frites, du hommos, des cornichons… selon le goût et l’humeur.
Il peut cependant très bien être servi à la maison (testé et approuvé !), avec du borgol (blé concassé), du hommos, du moutabbal ou des légumes (je préfère avec des aubergines à l'huile d'olive, ou des gombos). Il faut avouer : c’est pratique d’avoir un tupperware tout prêt dans le frigo (on peut le garder dans la marinade 2-3 jours sans souci, si le poulet est bien frais) qu’on peut sortir pour une visite à l’improviste et épater la galerie sans effort. Si, si, je vous assure : à vos couteaux !
Préparation : 10 minutes
Marinade : 24h
Cuisson : 12 min
Pour 6 personnes
900 g de blancs de poulet
4 gousses d’ail
10 cl d’huile d’olive
1 cuillère à café de mélange 7 épices
Sel et poivre noir
La veille
Couper les blancs de poulet en morceaux de 3 cm. Peler l’ail, le dégermer et le piler (ou le couper très fin).
Faire mariner le poulet pendant 24h dans un saladier (ou un tupperware) avec l’ail, l’huile d’olive, du poivre, le mélange 7 épices ; mais sans sel, dont la présence risque de dessécher le poulet.
Le jour même
Faire griller le poulet, sur un grill d’intérieur, ou encore mieux : en brochettes au barbecue.
Attention à la cuisson : pour qu’il reste tendre et savoureux, il faut éviter de le faire cuire plus que nécessaire, juste le saisir.
Saler au dernier moment.
Variantes
On peut cuire le poulet à four bien chaud dans un grand plat.
On peut charger davantage la marinade, pour ceux qui aiment la cuisine épicée, avec : du jus de citron ; du vinaigre de vin rouge ; du piment ; une feuille de laurier pilée ; ou même une cuillère à soupe de purée de tomates.
Extraits adaptés de Cuisine libanaise d’hier et d’aujourd’hui, d’Andrée Maalouf et Karim Haïdar.
mercredi 13 janvier 2010
Milad majid (ou bonne année)
Par Elodie
Qu’il est « doux » de retrouver le Liban après plusieurs semaines d’absence. L’odeur de carbone qui vous colle à la langue, les klaxons joyeux des taxi-services, les fonctionnaires imperturbables, les voisins curieux, et même Georges (notre ami de la famille Blata orientalis, qui vous salue de ses petites antennes)… Tous étaient là, comme pour nous accueillir, ou pour nous souhaiter milad majid à leur manière en quelque sorte.
Et bien nous aussi, on vous souhaite une bonne année (d’accord, on n’est pas en avance, mais en Orient il faut laisser du temps au temps) : enthousiasmante comme un bon verre d’arak, joyeuse comme une belle table de mezzé et douce comme les baklavas…
Qu’il est « doux » de retrouver le Liban après plusieurs semaines d’absence. L’odeur de carbone qui vous colle à la langue, les klaxons joyeux des taxi-services, les fonctionnaires imperturbables, les voisins curieux, et même Georges (notre ami de la famille Blata orientalis, qui vous salue de ses petites antennes)… Tous étaient là, comme pour nous accueillir, ou pour nous souhaiter milad majid à leur manière en quelque sorte.
Et bien nous aussi, on vous souhaite une bonne année (d’accord, on n’est pas en avance, mais en Orient il faut laisser du temps au temps) : enthousiasmante comme un bon verre d’arak, joyeuse comme une belle table de mezzé et douce comme les baklavas…
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